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Point de vue d'un passionné de course à pied au travers de ces diverses sorties solo ainsi qu'au sein de son club.

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Merell Sky Race, 45 km de plaisir et 8 km de souffrance

Parti pourtant avec prudence, et avec la ferme intention de boucler ces 68 km.
 
Je m' élança mal grès les réticences et les contre-indications de certaines personnes, mais je ne leur en tiens pas rigueur, je connais ma fougue et mon désir insatiable de me prouver que j'existe.
 
Quel spectacle magnifique s'offre à moi quand je me lance dans cette nouvelle aventure à 5h00, ce dimanche matin.
 
Au fur et à mesure que la pente s'élève, je remonte un à un les concurrents partis devant moi. Je passe au refuge du Galibier à 7h45, nous avions jusqu'à 8h30.
 
3 km plus haut, au sommet à 2679m, j'ai déjà remonté 76 concurrents, j'ai un bon train de sénateur, je descends avec grande prudence, 900m de dénivelé négatif en moins de 3 km, la vigilance est requise.
 
Avec l'altitude, je suis malheureusement parti avec un ravitaillement solide insuffisant, et le plaisir laisse place à l'enfer, je me fais une raison, je ralenti la cadence en attendant le 31ème km, prochain point de contrôle, je n'ai plus que 15 mn d'avance mais hélas rien à manger, je puisses dans ma volonté pour gravir les 800m de dénivelé en 8 km, le pourcentage est trop fort, l'altitude me joue des tours, des nosées me gagnent.
 
Je recherche au plus profond de moi mais rien n'y fera, j'arrive enfin au 39 km avec tout juste 1 mn d'avance. Je refais le plein et attaque la difficulté majeure de cette épreuve, le col des Béraudes, culminant à 2895m, je regarde le paysage grandiose, et retrouve de l'énergie, puis on entame la descente vers Foncouverte, un peu trop rapide, je pense, je dispose alors de 30 mn sur la barrière horaire, mais je n'ai plus de souffle, l'oxygène me manque, je me repose en espérant pouvoir repartir, mais les 30 mn n'y suffirent pas, j'étais alors 500 ème sur les 800 partants.
 
Enseignement pour les prochaines:
 
J'ai  beaucoups de mal à plus de 2800 m, à travailler.
Mieux m'organiser dans mes ravitos persos.
 
Point possitif: je suis rassuré pour les longues distances à venir.
 
L'important, c'est de savoir tirer profit de ces erreurs
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F
Oui, entierement d'accord avec Daniel. Alors, si tu veux pas entendre les coureurs "plaisirs", écoute au moins les baroudeurs pleins d'expériences... sinon on t'enchaine au barrage du lac... . Mais bon, ta relative jeunesse te permet de tenir encore, meme si sans aucun doute ton corps est fatigué !!! Dans quelques années se sera autrement... si si je t'assure.. Mais bon, on te l'a tous dit....
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D
Tu as simplement une baisse de tonus due à une accumulation de compétitions rapprochées. J'ai moi-même fait ce genre d'excès qui finit toujours par se payer un jour ou l'autre. Cette baisse de régime peut durer six mois, un an et plus, sans compter un risque augmenté de blessures. Un conseil, laisse un un peu de répit à ton organisme qui ne peut plus supporter des efforts étonnants.
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F
bravo quand meme mon vieux !<br /> <br /> j'attends tjs une crevette que tu avais dans ton assiette du buffalo...<br /> Tu faisais la sourde oreille tellement tu étais affamé !<br /> <br /> à bientot<br /> <br /> le cheminot en repos !
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B
Félicitations Vincent pour ton courage surtout . C'est pas rien comme course tu sais ! <br /> Mais le paysage devait être géant je pense ? en tout cas tes nausées sont peut-être dû au manque d'énergie associé au manque d'oxygène en altitude . <br /> Mais Bravo pour ta combativité ; après quand le corps dit non on ne peut pas faire grand chose à part d'attendre les prochaines échéances . Bonne soirée
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