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Point de vue d'un passionné de course à pied au travers de ces diverses sorties solo ainsi qu'au sein de son club.

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Week end Fosséen, 25 et 26 octobre 2008

La première classique française fêtait ses 30 ans, et pour mon plus grand bonheur j'ai pu en prendre le départ parmi les 16200 personnes inscrites.

L'un, si ce n'est le plus beau Semi-Marathon de France, départ de Marseille devant le stade vélodrome, comme beaucoup de grandes classiques mieux vaux être là de bonne heure. Sinon, bonjour la galère pour se frayer un passage à travers les concurrents qui affluent depuis les 7h30. Arrivé vers les 8 heures, nous nous installâmes derrière les premiers concurrents arrivés avant nous. Encore 1 heure 30 avant le départ, difficile de cacher la pression qui monte en nous.

On essaye de se rassurer, après tout, nous ne sommes pas à notre premier semi, ce n'est qu'une bosse et une descente, diverses plaisanteries sur les légionaires qui s'entrainent sous nos yeux, et sur ceux qui font le cordon de sécurité...Difficile même d'imaginer franchir ce cordon pour rejoindre les kenyans et éthiopiens venus là battre le record de l'épreuve.

Quinze dernières minutes avant le départ, des bouteilles de liquide jaune se remplissent mais c'est loin d'être le breuvage locale.Les grilles bordant l'accès du vélodrome sont bientôt recouverte de survêtement.

Le départ est enfin donné, la pression retombe, on ne pense qu'à une chose s'économiser pour passer la Ginest sans y avoir laissé  trop de plumes. Pour ma part, je pense à notre photographe qui nous attend à Cassis.

1er kilo en 5"50, un peu lent pour cette première partie de faux plat jusqu'au 5ème kilo, 2ème en 11", on reprends un peu de vitesse mais difficile de se frayer un chemin devant ceux qui nous précèdent et nous ralentisent.

5ème kilo, 2 gorgées d'eau et 1 morceau de sucre, les choses sérieuses commencent, la route du col s'ouvre enfin à nous, à chaque virage, on tente de regarder la grande bleu sans pour autant se désunir, on monte progressivement les lacets, à peine le temps de faire un clin d'oeil à Stephane Diagana qui vient de nous dépasser avec facilité.

10ème kilo même ravitaillement, seulement on arrosse sa casquette pour se prémunir du soleil qui commence à être de plus en plus chaud.12ème kilo, on bascule pour 1500 m de faux plat descendant avant de remonter légèrement pendant 1500 m.

15ème kilo, plus de nécessité de s'arrêter au ravitaillement, la descente tant redoutée arrive. 18ème kilo, virage à droit pour entrer dans Cassis, succésion de faux plats et le fameux 400m de la caserne des pompiers.

Dernier kilo, arrive sur le port de Cassis, l'arrivée est là au bout du quai, l'odeur de pêche nous réveille les papilles. 1h39"40 plus tard, 1891ème sur 16200. Un léger rappel à l'ordre de ma tendinite à la cheville, mais satisfait cependant d'avoir réussi à terminer mal grès la douleur même si le chrono n'est plus que moyen.

C'est une course à découvrir, la referais-je, je l'ignore, si ce n'est pour accompagner des collègues débutants.

Bilan 1 mort et plusieurs blésés évacués par le bal incessant du cortège de pompiers et de gendarmes.

Un dernier conseil: Bien se préparer, s'hydrater et ne pas hésiter à marcher si cela devient pénible plutôt que de terminer sur une civière ou pire...

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